L'énergie des ondes vibratoires : Prendre en compte la physique fondamentale : clef de voûte d'un élevage réussi ? De la physique appliquée dans un élevage porcin.

Présentation :

Je m’appelle Marc, j’ai 23 ans et suis originaire de Saône et Loire (71) en Bourgogne. Depuis tout petit, et mes premiers pas dans la ferme de mes grands parents,  je me passionne pour l’agriculture. Mes études supérieures m’ont conduit à Agroparistech, où je prépare un diplôme d’ingénieur agronome. Pendant trois mois, je prends part à l’aventure de Pierrette et Michel pour découvrir la charcuterie traditionnelle, approcher la vente directe et comprendre le système de production qui y est associé. Lors de notre première entrevue Michel m'a pris au dépourvu en évoquant les énergies quantiques et vibratoires dans l'alimentation des cochons. Il a pris l'exemple de l'avoine, céréale biodynamique par excellence : faible en énergie calorique mais distribuée aux chevaux pour les dynamiser au travail ou en course.

Serait-ce là le secret de l'appétence des produits charcutiers issus ? J'ai hâte de le découvrir.

Les premiers jours au fin goret :

Premier jour à la charcuterie :

Je pars de zéro en transformation de produits charcutiers et j'espère en apprendre le maximum en trois mois. Sans être expert, une chose m’apparaît évidente : ce qui est vendu ici est produit ici et selon un procédé particulier. La preuve : je retrouve les mêmes sensations en sentant l'odeur de la charcuterie et en goûtant les produits finis. La fraîcheur et la maîtrise des aliments sont remarquables chez Michel et Pierrette. Le lundi, ils sélectionnent les cochons qui viendront garnir l'étale du fin goret pour la semaine. Les animaux, une fois pris en charge à l’abattoir de Saint Aubin d’Aubigné, reviennent à la ferme le mardi matin et sont immédiatement découpés et transformés : du 100% local !

Un premier aperçu de l'élevage :

Je suis habitué des cours de ferme mais je ne connais pas l'élevage porcin, c'est donc une aubaine pour moi d'en comprendre le fonctionnement sur une petite exploitation. Le cheptel originel a été divisé par deux et les espaces de vie s'en trouvent doublés, ce qui permet d’assumer les croissances plus longues des cochons.

Des talents de sourciers ?

Un matin, sans crier gare, Michel me tend un pendule et une baguette de noisetier de l'année et me propose de m'initier à la détection d'eaux souterraines et d'ondes telluriques. A ma grande surprise après quelques essais, j'en visualise aisément l'emplacement ! Rien d'épatant puisque 90% des gens peuvent y arriver d'après Michel : "Ça ne date pas d’hier, les Egyptiens utilisaient déjà le pendule et les bâtis des vieux monuments de nos régions sont construits en tenant compte de ces phénomènes". C’est cependant de bon augure puisque pour mesurer les bienfaits des aliments qu'il utilise Michel a régulièrement recours au pendule. Je m'aperçois de son intérêt pour les énergies quantiques, vibratoires et la biodynamie : trois fils d'Ariane qu'il poursuit et qui sont vecteur des goûts d'antan.

Energie quantique/vibratoire qu'est-ce que c'est ?

Les atomes qui constituent les molécules sont liés par des électrons en mouvement. Ce mouvement est à l'origine de vibrations mesurables par spectrophotométrie par exemple : on parle de vibrations quantiques.

Premier marché

Pour la première fois de ma vie je passe de l'autre côté de la vitrine au marché de Mordelles. Je me rends compte de la relation singulière avec les clients qui viennent chercher des produits frais, fermiers et locaux, avec beaucoup de questions auxquelles je prends plaisir à répondre.

15 jours passent… une vision se dessine

La vision de la nourriture pour Pierrette et Michel est simple : "qui mange bien, et avec plaisir se porte bien". Cette philosophie les pousse à travailler au plus près des cycles biologiques des animaux, à leur proposer des aliments sains, pour obtenir des produits charcutiers bons pour la santé "Sachez que le gras d'un porc bien nourri, n'engendre que du bon cholestérol, comme l'huile d'olive" affirme Michel. C'est alors un cercle vertueux qui s'amorce avec pour finalité la satisfaction du client immédiatement séduit par le goût.

Je prends mes marques dans la charcuterie. Pierrette me confie des découpes et des préparations. C'est un bonheur de travailler la matière première et voir les saucisses, les pâtés et autres boudins prendre forme, monnayant quelques gestes précis et un peu d'huile de coude.

Au fin Goret, la viande est travaillée selon des recettes de nos grands-mères, donc strictement sans additifs et sans conservateurs. Chaque cochon est valorisé à hauteur de 95% pour assurer un minimum de gaspillage et offrir une large gamme de rôtis, jambon et charcuteries.

A l'élevage, je donne la main aux travaux d'astreinte, au soin des animaux et j'essaye d'aider Michel à gérer ses problèmes quotidiens : les cochons sont imprévisibles et chacun demande une attention spécifique ! A l’entrée de l’ancien manoir, une pancarte annonce : « porcs fermiers nourris au grain ». En effet, les animaux naissent et sont engraissés dans l’élevage avec les céréales cultivées sur les 70 hectares de l’exploitation. L’alimentation des porcs est simple : du blé, de l’orge et de l’avoine pour l’énergie, du soja et des oligo-éléments indispensables à la croissance. Ces derniers ont été sélectionnés suite à une allergie dont Michel a été victime, mettant en cause le cobalt dont la dose était 100 fois supérieure aux besoins des cochons. En recherchant des oligo éléments alternatifs et inoffensifs pour l’éleveur, la qualité de la viande s’est encore accrue.  Lors de l'élaboration de la ration des cochons, Michel cherche à maintenir les énergies vibratoires des éléments. Comme un puisatier qui cherche la profondeur d'une source, il évalue avec le pendule, le seuil d'énergie et donne une note sur 10. Les connaisseurs sont conviés à venir vérifier la note de 9/10 des produits vendus au magasin. J'avais déjà entendu parler du niveau vibratoire d'un plat, qui peut être relevé grâce à des épices, comme le curcuma, mais je n'avais encore jamais eu l'occasion d'observer une pratique similaire en alimentation animale.

Un mois plus tard

Proposer un produit différent des standards du marché : tel est le mot d'ordre de l'exploitation. Au lancement de la vente directe, la philosophie était déjà de maitriser l'alimentation des cochons en la fabriquant sur place. La vente directe n'a fait qu'amplifier cette recherche du "manger mieux", de se différencier et fidéliser une clientèle qui recherche, selon ses dires : une "viande de qualité, ferme, qui ne fond pas à la cuisson" avec "un bon goût de cochon comme autrefois". Les bouchers qui travaillent cette viande reconnaissent sa fermeté et son teint plus rosé.

En un mois passé à ses côtés, Michel m'a initié à des pratiques, que d'aucuns qualifieront de biodynamiques et qu'il applique à son élevage. Implantation des cultures, soins aux animaux et gestion du lisier sont par exemple effectués selon les montées et descentes de la lune. Par ailleurs, même si la ration est bien entendue calculée selon les besoins des animaux, Michel porte une attention particulière aux vibrations énergétiques des aliments. Pour résumer : une alimentation végétale simple, pas d’activateurs de croissance ni de phosphore mais du temps, de l’ouverture d’esprit et une volonté de faire partager une nourriture saine, biodynamisée et unique en son genre qui dixit Michel « nous permet jusqu’à présent de passer au travers des épidémies de grippe et de gastro ».

Le secret de la rentabilité d'un si petit élevage par rapport aux standards actuels réside dans le mode de commercialisation. Grâce à la vente directe, la valeur ajoutée créée dans l'entreprise vient rétribuer le producteur sans intermédiaire. Le consommateur s'y retrouve aussi puisque les marchandises sont parfaitement connues par Pierette et Michel et que les prix pratiqués sont proches de ceux de la grande distribution.